Internat de médecine des Hôpitaux de Toulouse

DES de maladies infectieuses et tropicales :

1) Maquette

Il y a 2 internes de MIT par promo à Toulouse. La maquette du DES de maladies infectieuses est la même qu’au niveau national :

2) Formation théorique

En phase socle, les cours sont communs avec les internes du DES de médecine interne et d’allergologie. Les cours ont lieu le jeudi après-midi, 1x /mois, et sont basés sur des présentations par les internes (environ 3 fois par an chacun).

Cours également nationaux sur la plateforme d’e-learning SIDES, puis séminaires d’1 semaine 2 fois par an à Paris, en commun avec le DESC.
Les internes sont aussi conviés aux cours inter-régionaux (Toulouse/Montpellier-Nîmes/Marseille/Nice), organisés une fois par an.
Il y a tous les mardis une réunion enseignement / recherche au sein du service de en maladies infectieuses du CHU.

2 DU sont proposés à Toulouse dans le domaine de l’infectiologie : DU de pathologie exotique, en alternance une année sur deux avec le DU de chimiothérapie anti-infectieuse.

Les jours formation sont respectés autant que possible en fonction de l’organisation du service, et permettent d’aller en DU, aux congrès comme les JNI…

Pour ce qui est de la publication d’articles, on nous y encourage mais pour l’instant pas de pression pour publier tous les mois ! De la même façon, faire un cursus recherche est bien vu et encouragé, mais là aussi pas d’obligation.

3) Terrains de stage

Il y a 1 seul service de maladies infectieuses et tropicales au CHU de Toulouse (le SMIT, localisé à Purpan, dans un bâtiment tout neuf commun avec les urgences, la réa, la médecine interne et la gériatrie), qui compte 2 PUPH, 5 PH, 2 à 3 assistants ou CCA. Les internes sont répartis en plusieurs secteurs :

Les internes tournent sur tous ces secteurs au cours du semestre. A noter qu’il y a aussi un secteur de consultation et un hôpital de jour, où il n’y a pas de poste dédié aux internes.

Le profil des patient hospitalisés est très varié : infections communautaires, infections à germes multi-résistants, VIH/SIDA (dont le suivi et traitement des complications néoplasiques), tuberculose, infections fongiques et de l’immunodéprimé, pathologies de retour de voyage, bilans de fièvre…

Les CH périphériques comportant un service de maladies infectieuses à proprement parler sont le CH de Rodez dans l’Aveyron, et le CH de Castres dans le Tarn. Le service de réanimation du CH de Tarbes dans les Hautes Pyrénées a également une orientation infectiologique et est accessible aux internes du DES MIT.

Les stages libres sont variés et à l’initiative de l’interne, généralement en néphrologie/transplantation d’organes, en hématologie (infections fongiques invasives et de l’immunodéprimé), neurologie etc. Ces services sont répartis sur les différents sites du CHU, Purpan, Rangueil, et l’Oncopôle.

Étant en métropole, il n’y a que rarement des pathologies très exotiques, mais les inter-CHU en zone tropicale (à la Réunion, en Guyane, en Nouvelle Calédonie, en Polynésie / Tahiti…) sont encouragés, et il y a aussi un DU de pathologies tropicales localement.

4) Le post-internat

Le SMIT du CHU propose habituellement 2 postes de Chef de Clinique pour une durée de 2 ans, +/- 1 poste d’assistant partagé avec un CH périphérique (Auch, Lourdes, ou autre sur initiative personnelle). Il n’y avait pas d’obligation de Master 2 pour obtenir un poste jusque-là, mais la réforme du 3ème cycle a doublé les effectifs d’internes (anciennement 1 interne en DESC de maladies infectieuses /an).

Les assistanats dans les services de MIT du CH de Rodez, de Castres et de Cahors validaient également traditionnellement la formation de maladies infectieuses.

5) Les gardes

En phase socle, il est exigé de contribuer au planning de garde des urgences pendant 1 semestre, soit 4 à 5 gardes par mois, généralement effectuées lors du semestre en médecine interne.

Lors du semestre au SMIT, les gardes se font dans le service à un rythme d’environ 3 à 4/mois (en semaine et en weekends), sous la responsabilité du médecin d’astreinte (tous très disponibles et aidants). Il s’agit de donner les avis infectieux aux urgences, voir les entrées, et gérer les problèmes des patients du service traditionnel et des soins intensifs, mais également voir en consultation d’urgence les patients pour accident d’exposition sanguin ou sexuel, des prises en charge de prévention rabique post-morsure, des fièvres au retour de voyage…  Le repos de garde est respecté scrupuleusement.

Compter également des astreintes de samedi matin (visite d’1 secteur).

6) Ambiance et qualité de vie

Le SMIT est un service exigeant proposant une prise en charge globale très complète des patients, ce qui peut donner lieu à un investissement horaire non négligeable, surtout pour les jeunes semestres. Ceci est en revanche compensé par des secteurs plus légers comme l’équipe mobile ou les soins intensifs (moins de patients et relève du BIP à 18h30), et le nombre d’internes généralement important (6 à 8 en moyenne par semestre, issus de spécialités variées). Les stages hors SMIT sont à charge horaires très variables, plus légers en périphérie.

L’ambiance est quant à elle excellente, avec une bonne convivialité entre internes du DES et avec les internes de médecine interne, grâce à des promos de taille réduite (2 internes de MIT, 3 à 4 internes de MI), permettant de se retrouver régulièrement pour aller boire un verre. Aucune rivalité à déplorer, avec des choix de stages qui sont longuement discutés en amont pour essayer de satisfaire chacun.

Entre internes et chefs, l’ambiance est détendue, les médecins sont globalement tous jeunes, y compris les PU-PH tous deux nommés depuis moins de 10 ans, et les chefs prêtent attention au bien-être des internes en stage.

L’équipe paramédicale et les secrétaires sont très aidantes et investies dans la qualité de la prise en charge des patients.

Avec les autres spés, les relations sont très bonnes aussi, car l’équipe a une excellente réputation au sein du CHU de par sa compétence et son accessibilité.

7) Contact

• Coordonnateur du DES MIT : Pr Pierre DELOBEL delobel.p@chu-toulouse.fr

• Interne référente : Colleen BECK, 06 26 06 02 93, colleen@highbrowse.com

• Page dédiée de la SPILF: https://www.infectiologie.com/fr/enseignements.html

• Réseau des jeunes infectiologues Français, qui édite un livret à destination des futurs internes décrivant la formation dans toutes les villes de France : contact.rejif@gmail.com